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Quelle belle soirée que cette veille de 14 Juillet au Touquet. Elle restera sûrement dans les mémoires comme Michel Jonasz en 1985, Billy Paul-Jimmy Cliff en 1988, Liane Foly-Eddy Mitchell en 90.
Son succès repose sur une association inédite qui se révèle incroyablement émotionnelle, un climat, un je ne sais quoi de particulier.
Victor Démé est un artiste reconnu en Afrique et principalement dans son pays, le Burkina-Faso. Curieusement, sa notoriété arrive sur le tard en France. Un très beau premier album éponyme, après quand même 30 ans de carrière, un titre phare, Djon Maya, un buzz qui se répand après un concert mémorable au printemps de Bourges, il fallait ça, peut-être.
En tout cas, son blues africain, très roots, aux accents d’Ali Farka Touré, mélangé de folk et de musiques latines, soutenu par des guitares acoustiques et le chant de la kora fait mouche. « il ne faut jamais sous-estimer quelqu’un. Dieu n’aime pas que l’on sous-estime les hommes. » S’il a dit cela, Victor Démé est dans le juste.
D’où vient qu’un concert de Johnny Clegg déclenche tant d’émotion ? Nous l’avons ressenti hier soir avec force. Son message est toujours aussi fort, l’apartheid n’existe plus depuis 1990 mais il y a d’autres combats à mener. Johnny Clegg incarne d’une manière saisissante le moment où c’est la liberté qui l’a emporté. Son concert est un savant mélange de rythmes sud-africains, avec notamment ce chant choral si profond, et de pop anglo-saxonne. Il développe toujours cette incroyable énergie scénique qu’on lui connaît depuis le milieu des années 80, même s’il lève la jambe un (tout) petit peu moins haut. Et c’est ce qui fait lever le public et se déhancher, entrer dans la danse comme personne ne pourrait le lui faire faire. Et quand il entonne « Asimbonanga », que le public lui réclame en le fredonnant pendant qu’il attend son retour, tout le monde est submergé d’émotion. Le message de Johnny Clegg reste incroyablement fort et vivant. « Asimbonanga » est en passe de devenir un hymne.
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Impossible, après une soirée pareille, de trouver le sommeil tant j'étais impregnée par la musique pluriculturelle, la force des thèmes véhiculés par les textes( tant le sentiment amoureux-cf le dernier album, que les revendications humanitaires et politiques) et il faut bien que je l'avoue, l'aura du chanteur...
Noone but him indeed can make me feel and dance that way !
Merci au festival pour cette joie renouvelée, et un très grand merci à Patrick pour la cerise sur le gateau.