Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 16:44
Faut-il vraiment parler de Raphaël ? Ou faut-il parler d’un artiste que tout le monde connaît, ou pense connaître ? Il faut en parler, surtout quand on a la possibilité de le découvrir sur scène, en chair et en os, dans son exercice favori. Car c’est là que tout se passe.
« Je ne connaissais Raphaël que par ses passages à la radio ou à la télé, par ses albums, par ce qui se dit et s’écrit sur lui. J’étais impatiente de le découvrir. »
Ce jour-là les fans les plus fervents sont arrivés à 12h pour avoir les meilleures places. A l’ouverture des portes nous avons donc vu une nuée de jeune fille courir dans la salle ne prenant même pas la peine de récupérer leur billet. Il fallait être la première, avoir la meilleure place, la plus proche. Les garçons, eux la jouaient un peu plus calme. Normal.
Donc au « ne courez pas ! » de précaution a souvent répondu le « je cours si je veux ! » d’une téméraire.
Raphaël a été probablement la dernière personne à arriver à son propre concert, puisqu’il a fait son apparition à 19h30 dans la salle du Kursaal, côté coulisses. Après une balade sur la digue de mer de Malo les bains, il s’est mis en condition en regardant le spectacle de Cock Robin depuis les coulisses. Puis il a regagné sa loge où il s’est préparé.
« De ce que j’ai pu voir, Raphaël me paraissait plutôt paisible. Mais sur scène c’est un tout autre personnage. Il explose littéralement. Son show dure une heure et demie et dénote totalement avec sa réputation de dandy distant, donne du sens à ses textes, fait corps avec ses musiques. »
Il est ensuite reparti aussi vite qu’il était arrivé pour la fin de sa tournée européenne.
Par festival de la côte d'opale
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Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 14:53
Le groupe d'Ana Popovic a pris du retard. Les musiciens, qui ont bénéficié de 2 jours de repos, sont rentrés chez eux et arrivent en ordre dispersé à la gare de Lille, venant des 4 coins de la France. Ana elle-même revient de Cahors. Résultat, la balance prévue à 17H30 commence à 19H30. Ce ne sera pas une vraie balance mais plutôt un line-check. A l'arrivée le concert est fabuleux et d'une très grande générosité. Ana Popovic joue de la guitare comme Jimmy Hendrickx. Elle met beaucoup de rock dans son  blues puissant, énergique. C'est une vraie guitar-heroe.
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Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 13:56
« the promise you made », la promesse l’ont-ils faite ? Cela faisait si longtemps qu’on les attendait. Car c’est bien ici, en France principalement,  que ce groupe californien a fonctionné, c’est là qu’il fait son retour. Lui avait bien tenté une carrière solo mais … Un album il y a 2 ans, « I don’t want to save the world » et soudain un « buzz » qui se remet à fonctionner. Mystère, mystère … Il faut se pincer pour y croire. L’un des groupe culte des années 80 est là, reformé sous nos yeux. Anna Lacazio et Peter Kingsberry, Cock Robin ! Et pas à s’y tromper, les voix sont bien celles-là, reconnaissables entre toutes, l’incroyable ténor de Peter et les mélodies de Anna, un peu en retrait mais si présente. Ils sont là, « just around the corner ». Toute notre mémoire. Les tubes défilent. Ils n’ont pas vieilli. C’est une pop soignée, impeccablement définie par les claviers de Peter. La salle est debout, exulte comme aux plus belles heures. Il arrive qu’il y ait des incidents durant les concerts. Une première fois, c’est le son qui disparaît. La 2è, c’est la lumière. Peter est en train de chanter la version anglaise de « J’aurais voulu être un artiste » (Starmania). Il pose les mains sur son clavier, dans le noir, et continue imperturbablement. Dans cet exercice improbable, la voix n’a pas tremblé. Tonnerre d’applaudissements, le public se lève, Peter commente sobrement « c’est presque mieux dans le noir ». Cock Robin est de retour.
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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /Juil /2009 16:41

Quelle belle soirée que cette veille de 14 Juillet au Touquet. Elle restera sûrement dans les mémoires comme Michel Jonasz en 1985, Billy Paul-Jimmy Cliff en 1988, Liane Foly-Eddy Mitchell en 90.

Son succès repose sur une association inédite qui se révèle incroyablement émotionnelle, un climat, un je ne sais quoi de particulier.

Victor Démé est un artiste reconnu en Afrique et principalement dans son pays, le Burkina-Faso. Curieusement, sa notoriété arrive sur le tard en France. Un très beau premier album éponyme, après quand même 30 ans de carrière, un titre phare, Djon Maya, un buzz qui se répand après un concert mémorable au printemps de Bourges, il fallait ça, peut-être.

En tout cas, son blues africain, très roots, aux accents d’Ali Farka Touré, mélangé de folk et de musiques latines, soutenu par des guitares acoustiques et le chant de la kora fait mouche. « il ne faut jamais sous-estimer quelqu’un. Dieu n’aime pas que l’on sous-estime les hommes. » S’il a dit cela, Victor Démé est dans le juste.

 

D’où vient qu’un concert de Johnny Clegg déclenche tant d’émotion ? Nous l’avons ressenti hier soir avec force. Son message est toujours aussi fort, l’apartheid n’existe plus depuis 1990 mais il y a d’autres combats à mener. Johnny Clegg incarne d’une manière saisissante le moment où c’est la liberté qui l’a emporté. Son concert est un savant mélange de rythmes sud-africains, avec notamment ce chant choral si profond, et de pop anglo-saxonne. Il développe toujours cette incroyable énergie scénique qu’on lui connaît depuis le milieu des années 80, même s’il lève la jambe un (tout) petit peu moins haut. Et c’est ce qui fait lever le public et se déhancher, entrer dans la danse comme personne ne pourrait le lui faire faire. Et quand il entonne « Asimbonanga », que le public lui réclame en le fredonnant pendant qu’il attend son retour, tout le monde est submergé d’émotion. Le message de Johnny Clegg reste incroyablement fort et vivant. « Asimbonanga » est en passe de devenir un hymne.

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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /Juil /2009 10:54

Dimanche 12 Juillet : Il pleuvait en rentrant du Touquet. Il y a des années où nous sommes jusque-boutistes. Là, nous sommes plus circonspects. Nous nous souvenons que nous avons beaucoup souffert sur un slipway sur le port de Boulogne l’année dernière. Même si le soleil se lève en début d’après-midi et qu’il fait carrément beau par la suite, le vent est très violent. Après un passage au Calvaire des Marins, nous décidons de replier le concert dans la petite salle cosy des Pipots. Dommage.

Le concert de Ghada Shbeir est à son image : troublant, cuivré, un brin austère, constamment beau. Elle chante principalement en syriaque, la langue du Christ, des chants venus du fond de la mémoire et qu’elle a collectés en exégète. Beau moment hors du temps.

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